Me revoilà enfin, chevauchant La Meule, en direction du collège Saint Joseph de Grand-Champ. Cette fois-ci, je rends visite à Christophe Gueudoux, professeur de mathématiques. Il lâche la craie l’ordinateur et le tableau numérique, pour m’accorder quelques minutes de confessions sur sa carrière et son métier.

Un début de carrière à compter les fruits et légumes

Jusqu’à l’âge de 22-23 ans, Christophe Gueudoux travaille sur les marchés avec ses parents en Loire-Atlantique, loin de s’imaginer que les grandes surfaces vont prendre le dessus. Petit à petit, le besoin d’être trois à la vente ne se fait plus sentir et Christophe doit arrêter. Heureusement, il avait suivi en parallèle des études de sciences. Il commence alors à faire des remplacements et apprend le métier « sur le tas » dans des lycées professionnels et des lycées agricoles dans un premier temps.

Une arrivée à Grand-Champ en 2002

En 2002, Christophe obtient son concours et commence à enseigner les mathématiques au Collège Saint Joseph de Grand-Champ. C’est le début d’une belle aventure via laquelle il croisera de nombreux élèves et leur donnera envie d’aimer les maths (ceci est un avis tout à fait subjectif !).

« Je continue ce métier parce que les enfants me le rendent bien. Ils méritent qu’on reste avec eux. »

Le théâtre, une passion à transmettre

Christophe a besoin de projets pour ne pas s’ennuyer et s’est vu confier des missions au sein de la direction de l’établissement. Il fait donc partie du conseil de direction depuis quelques années et peut ainsi coordonner les PAE, organiser les interventions extérieures et conseiller avant toute prise de décisions sur ce qui touche à l’établissement. Depuis ses débuts au collège, il dirige l’atelier théâtre qui regroupe de plus en plus d’élèves qui ont envie de s’exprimer sur scène. Passionné de la première heure, lui-même acteur, il s’occupe cette année de 70 élèves en compagnie de Morgane Guillemet. L’objectif : travailler sur la représentation de fin d’année avec pour thème « 50 ans dans le Monde » pour être en adéquation avec les 50 ans du collège. Du pain sur la planche donc pour les professeurs qui ne manquent pas de ressort face à ces « boules d’énergie ».